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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 11:41

 

J'avais juste besoin de me vider la tête après l'annonce et les décisions de samedi. Aussi me suis-je rendue au cinéma du coin pour un petit shoot de gentille absurdité. Au programme : Je suis un No man's land, avec un Philippe Katerine dont on méconnait la carrière cinématographique.

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Le film s'ouvre sur l'interview d'un chanteur à succès prénommé Philippe, au moment où on lui demande quel effet cela lui fait d'aller chanter dans sa région natale. Question apparemment anodine mais sur laquelle repose l'intégralité du film. En effet, après le fameux concert, Philippe va être embarqué par une nymphomane hystérique au fin fond d'une campagne qu'il ne reconnait pas tout de suite. Mais alors qu'il cherche à fuir la folle, il atterrit par hasard chez ses parents qu'il n'a pas vus depuis cinq longues années. La maison, le village et les anciennes habitudes n'ont pas vraiment changé, mais les gens si. La mère est malade, les amis sont hargneux et jaloux et une jolie ornithologue s'est installée dans le coin pour épier les piafs. Or, quand Philippe tente de quitter les lieux, il en est incapable. Bloqué par une force invisible qui l'empêche de franchir la forêt. Même en solex.

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Outre le plaisir de retrouver Jackie Berroyer et d'apprécier l'atypique couple Katerine/Julie Depardieu, le spectateur parisien et ex provincial ne pourra s'empêcher, avec cynisme, de se reconnaitre en notre protagoniste. Pas besoin d'avoir du succès pour ressentir l'effet produit par un retour aux sources campagnardes!

Thierry Jousse réalise là un film décalé, d'une folle originalité et parfaitement adapté à la personnalité de Philippe Katerine. Car il faut l'admettre, qui n'aime pas le chanteur et son univers alambiqué n'aura aucun plaisir face à ce film. Il faut avoir un âge mental oscillant entre 5 et 13 ans pour y prendre du plaisir.

Hormis sa délicieuse absurdité, Je suis un no man's landporte tout de même un message plus profond qu'il ne le laisse croire ; par le biais de ses métaphores psychédéliques, il parvient à nous démontrer qu'il ne faut pas hésiter à affronter le passé pour mieux prendre la voie vers un avenir épanoui, débarrassé des blocages psychiques qui se trament entre un œdipe mal assumé et des remords inavoués.

Finalement, l'enfance et son innocence restent les fondements de nos vies et les oublier, c'est s'empêcher d'avancer.

Bonus, grâce à ce film, on apprend à mieux connaitre les dendrophiles.

Par Lilith - Publié dans : Grand Ecran - Communauté : Webzine cinéma
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Commentaires

Rien que pour jackie B. il faut que j'aille le voir !!!

Commentaire n°1 posté par Eric le 31/01/2011 à 21h18

On regrette de ne pas le voir d'avantage

Réponse de Lilith le 02/02/2011 à 13h35

Tu sais donner envie ...

Commentaire n°2 posté par artgoutlong le 03/02/2011 à 00h29

Il parait

Réponse de Lilith le 03/02/2011 à 13h17

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